C'est dans les forêts qui couvrent la Norvège que ce noble félin a pris son véritable nom, Norsk Skogkatt, chat des forêts du Nord. Si une certaine tradition veut que le Norvégien descende du chat des Vikings, il y en a une autre qui le considère comme le chat des ELFES, les êtres magiques des bois du Nord.
 |
 |
Son caractère particulier et ses caractéristiques uniques au monde, ses pieds larges aux doigts palmés qui lui permettent de se déplacer en toute sécurité sur la neige, sa stupéfiante capacité à descendre des arbres la tête en bas, suivant un parcours en spirale, lui confèrent une aura.(?)
Il y a des siècles, de très grands chats en Norvège...
Les Vikings emmenaient-ils leurs chats lors de leurs expéditions vers des terres connues ou inconnues ? ... ou les ont-ils ramenés de ces contrées lointaines ?
Les ancêtres du chat des forêts norvégiennes ont vraisemblablement côtoyé les Vikings, comme en témoignent des restes trouvés dans les tombes de ces grands voyageurs.
Certains avancent que les Vikings les auraient trouvés en Orient et ramenés à bord de leur drakkars.
Si l’on en croit Inge Archtanger Nystad, le navigateur Leiv Eiriksson aurait découvert ces chats en chassant au faucon avec le roi Olav Tryggvason (règne 995 – 1000).
 |
 |
Leiv fut le premier à capturer quelques-uns de ces matous avec l'autorisation du roi Olav.
Il les installa sur ses drakkars afin de protéger les vivres à bord des rats et des souris. Le navigateur norvégien était à la veille de son voyage vers l'Amérique. Leiv et ses Vikings ont débarqué en 1002 dans la région de Boston, précisément là où se trouve le foyer du maine coon. Cette version accrédite la thèse d’Inge Archtanger Nystad, selon laquelle le chat norvégien, implanté sur cette nouvelle terre, serait à l’origine du maine coon.
Les ancêtres du chats des forêts norvégiennes seraient nés aux bords de la mer Caspienne il y a fort longtemps, et ils seraient arrivés dans les contrées scandinaves aux alentours du VII siècle. Pendant très longtemps ils ont vécu à l’état demi-sauvage.
D’après Katia Moik, c'est le climat rigoureux du Nord qui a "créé" le skogkatt et c'est le résultat d'une sélection naturelle des individus capables de développer une fourrure épaisse et de ce fait, de résister au rigoureux climat de la Norvège.
Un prêtre danois qui vivait en Norvège dans les années 1550, Peter Clausson Friis et qui s'intéressait beaucoup à la faune et à la flore avait subdivisé le lynx norvégien en trois classes; le loup-lynx, le renard-lynx et le chat lynx. Plus tard, il est apparu que, ce que Peter Clausson Friis appelait chat-lynx, était tout simplement un chat des forêts norvégiennes. Sa ressemblance physique avec le lynx (grandeur, collerette, plumets aux oreilles) se trouvait confortée par son habileté à attraper les poissons dans les lacs et les ruisseaux...comme le lynx.
Au fil des siècles, de nombreux contes et légendes avaient évoqué la présence en Scandinavie de grands chats.
Blancs étaient ceux qui tiraient le char de Freya, la déesse de la fertilité et de l'amour.
Etait-ce ce chat que le Dieu Thor était incapable de soulever à cause de son poids ?
Qui sait...
Le XXème siècle: la Norvège découvre le skogkatt et le protège.
En 1912, l'auteur norvégien Gabriel Scott écrit un livre pour enfants dont le personnage principal est un chat des forêts nommé Solvfaks.
Dans les années 30, les Norvégiens commencèrent à s'intéresser à ce représentant de leur faune. Au début des années 70, furent mis en place de véritables programmes de reproduction. Ceux-ci résultaient de la constatation suivante : la ruralisation des contrées norvégiennes allait amener une possibilité de survie des chats à poils courts. En effet génétiquement, le croisement entre des chats à poils courts et des chats à poils longs donne des chats à poils courts et donc la race pouvait disparaître.
1976 : c'est la reconnaissance de la race par la FIFe, la plus grande organisation internationale de chat en Europe. A cette occasion, le journal télévisé norvégien mettait "à la une" l'évènement. La vedette du jour Pan's Trul était venu accueillir à l'aéroport ceux qui avaient défendu le dossier à Paris.
Un grand travail de recherche commença pour trouver des lignées apportant une diversité de gènes. Les chats découverts... dans des fermes... chez des particuliers... devaient passer un examen devant des Juges qui décidaient de leur conformité au Standard. C'était des "novices". Ce travail dura jusqu'en 1990, année où il fut décidé l'arrêt de l'admission des novices. Les plus grands éleveurs d'alors, les "Pionniers" étaient Else Nylund, Randi et Arild Grotterod, sous les affixes de "Pan" pour la première et de "Torvmyra" pour la famille Grotterod. Il n'est pas rare de voir 20 ans plus tard, sur nos pedigrees ces affixes qui ont "fait" la race.
1982 : les "skogkatt" débarquent en France.
C'est en 1982 que les premiers sujets sont apparus en France : Bonzo av Hogloft et El Toros Ulrike. Tous deux étaient venus de Norvège et appartenaient à M.et Mme Briole. Puis, ce furent les enfants d'un couple à l'affixe Torvmyra, Terek et Othilina qui se firent remarquer notamment sur les podiums. Terek et Othilina appartenaient à Mme Rocchi qui vivait en Belgique et élevait des chats à l'affixe de la Pendjari.
Asbjorn, Drakkar et Fjord Fenomen de la Pendjari arrivèrent donc en France. Fjord Fenomen, né en 1988, fut le premier Norvégien à "faire carrière". Champion d'Europe, 18 Best in Show... 2ème au Best des Best à Paris en 1989... 17 Best Variété... le titre de Mérite Distingué (plus de 10 Champions Internationaux dans sa descendance), Fjord doté en plus d'un caractère exceptionnel, a contribué grandement à provoquer l'intérêt du public. A 8 ans et demi, il est maintenant à la retraite...
Toujours dans les années 80, un étalon fut aussi très remarqué, chez les Indépendants : Troll v.d Lauterburg, importé d'Allemagne.
Les élevages se sont multipliés au fil des années. Au départ, la base de ces élevages a souvent été des chats achetés en France. Puis de plus en plus, de nouveaux reproducteurs ont été importés de différents pays aussi bien de pays scandinaves que de Suisse, d'Italie, d'Allemagne, des Pays-Bas. Les éleveurs francais tout en gardant un côté "amateur" s'efforcent d'améliorer la race en recherchant les meilleurs mariages possibles.
Présentation du Norvégien :
Tête : de taille moyenne, la tête forme un triangle équilatéral. Le front, légèrement arrondi est suivi d'un nez droit, sans incurvation ni stop.
Museau : le museau suit les lignes de la tête, sans pinch. Le menton est ferme.
Yeux : grands, en amande, les yeux sont placés légèrement en oblique et donnent au chat une expression alerte et éveillée . Toutes les couleurs d'yeux sont autorisées qu'elle que soit celle de la robe.
Oreilles : de taille moyenne à grande, les oreilles sont bien ouvertes à la base, légèrement pointues au bout, et placées dans le prolongement du triangle. Vu de profil, elles sont dirigées vers l'avant. Les "lynx tips" (plumets) sont souhaitables, mais pas obligatoires. La fourrure interne des oreilles s'étend jusqu'au coin externe de celles-ci.
Encolure : bien musclée, l'encolure est de taille moyenne.
Corps : de format long et substantiel, le corps est assez long et massif, avec une ossature robuste et une poitrine pleine et large.
Pattes : assez hautes par rapport au corps, elles sont très musclèes et ont une ossature solide. Vu de l'arrière les pattes sont parallèles entre elles. Les postérieurs sont plus hauts que les antérieurs.
Queue : longue, épaisse à la base et bien fournie, elle est idéalement aussi longue que le corps, c'est-à-dire qu'elle peut remonter jusqu'aux épaules.
Robe et texture : la robe est double, elle consiste en un sous-poil laineux donnant une impression de lourdeur et de profondeur, recouvert par de longs poils de couverture imperméables et lustrés. Le poil de couverture est d'une texture un peu huileuse. Il est plus court sur les épaules et va en s'allongeant progressivement.

La collerette est composée de longs favoris qui partent de l'arrière des oreilles et d'un jabot très fourni. Les culottes sont volumineuses. La collerette et les culottes sont composées de poils laineux uniquement.
La longueur de la fourrure et la densité du sous-poil varie avec les saisons et une robe nettement plus courte en été ne doit pas être pénalisée en jugement.
Haut de page
CHATS NORVEGIENS CHATS DES FORETS NORVEGIENNES |